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04.11.2011

Jeux de défumeurs

Bon, vous n'allez rien comprendre aux images que je vais coller ci-dessous, alors un petit mot d'explication s'impose.

J'ai arrêté de fumer.  Je passe beaucoup de temps sur un forum de défume (www.stop-tabac.ch). 

J'ai besoin de pouvoir y poster des images sans qu'il suffise de faire un clic droit pour en retrouver l'origine, alors... je les poste ici.

Dites donc, les tricheurs, vous voilà bien embêtés, hein !

 

Aix.pngBeaugency.pngCourtedoux.pngEvry91.png

 

 

 

 

 

 

Lyon.pngChimay.pngPully.png

 

18:39 Écrit par Spencywin dans Veni, Vidi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

02.04.2011

30 mars 2011 = 19 mars bis repetita

Ils s'y sont mis à 7.  7 collègues, qui ont pensé à moi très fort, pour me faire ça, à moi ! Plus tout à fait uniquement des collègues...

Vale(ntina), collègue indirecte, qui vit en co-location avec JB (mon chef N+1), Ele(onora) stagiaire chez nous, Eric (collègue direct), Maté et Nathan, collègues indirects, et Frederic (mon chef N+2).  Chouette petit groupe, on s'entend bien, on mange ensemble le midi, on fait l'une ou l'autre sortie ensemble de temps en temps.

Valentina et moi, on adore Ikea.  Et Valentina avait une fois de plus cassé sa lampe verte.  Mais JB, qui n'aime pas Ikea plus que ça, en avait marre d'y emmener Vale, alors elle m'a demandé à moi si je voulais l'accompagner.  Ben oui, quelle bête question ! Ca devait être vendredi, mais mardi elle m'a dit : on irait plutôt demain ? Parce que JB a une soirée avec des potes, alors moi je serai toute seule (là elle fait semblant de pleurer.  Vale obtient tout ce qu'elle veut en faisant la petite fille - qu'elle est d'ailleurs, hyper gâtée par JB, que du coup elle appelle "Mom", parce qu'il est vraiment une mère pour elle).
Eric était arrivé très tôt parce qu'il devait partir très tôt : il avait des trucs à faire.
JB était parti très tôt, parce qu'il devait encore passer acheter un cadeau pour ses potes avant sa soirée.
Eleonora était partie très tôt, parce que son portable personnel avait rendu l'âme, et elle voulait aller en acheter un autre.
Frederic était parti très tôt (non sans faire un crochet par mon bureau, où j'ai constaté qu'il était grand temps qu'il rentre parce qu'il avait vraiment l'air claqué), pour se reposer.
Maté et Nathan étaient partis à 17 heures, comme d'habitude.
Et Valentina avait un truc urgent à terminer, ce qui a retardé notre départ pour Ikea.

En route, on papote de ce qu'on va acheter : la lampe, un truc, un machin, un brol,... Enfin, Ikea, quoi !

On arrive chez Ikea, on regarde un peu, puis on voit, dans un aménagement style salon en coin, deux gars qui sont occupés à installer une banderole "happy birthday".  En fait ils sont assis dans le divan, on ne voit pas leur tête.  Du personnel qui fait la déco.
Celui de droite a exactement la même silhouette qu'Eric, et les fringues qu'il avait aujourd'hui. 
Ca ne peut pas être Eric : il savait qu'on allait chez Ikea.  Si il avait prévu d'y aller aussi, il nous l'aurait dit.
Et le mec de gauche, il a le même pull que JB (son vieux pull orange qu'il adore - idée à retenir). 
C'est dingue, ça, quand même, non ? Euh... Moui, c'est quand même fort dingue, tout ça... Surtout que c'est n'est pas l'anniversaire de Valentina, ni le mien, sauf que... je savais qu'il était de l'ordre du possible que ces potes/collègues me préparent une surprise d'anniversaire.
Mais alors ??? C'est pour moi ??? Et c'est bien Eric et JB ??? Et là, sur la gauche, c'est Ele ???

Bande de vaches ! C'est un traquenard ! Et je suis tombée dedans ! Et je n'ai rien remarqué ! Je n'ai rien percuté ! Je n'ai rien senti ! Je n'ai rien vu !
Bande de vaches !

Bon ben, puisqu'on est là, on fait un tour chez Ikea (il est impossible de sortir de chez Ikea les mains vides, c'est bien connu).  Frederic nous rejoint un peu plus loin.  Nathan et Maté auraient dû être chez Ikea aussi, mais il y a eu un petit binz d'organisation, et ils seront au rendez-vous au restaurant.  Hein ? En plus on va au resto ?

Ils ont tout préparé dans mon dos. 
Non, je n'ai rien trouvé d'anormal à en croiser 4 ensemble devant la machine à café ce matin. 
Non, je n'ai pas trouvé suspect d'aller chez Ikea avec Vale parce qu'elle avait une fois de plus cassé sa lampe verte qu'elle adore. 
Non, je n'ai pas trouvé étrange qu'Eric arrive si tôt ce matin, lui qui arrive tard d'habitude. 
Non, je n'ai pas remarqué les conciliabules. 
Ce matin, j'ai émis vaguement auprès de JB de reporter Ikea.  Je suis fatiguée et surtout mon dos a besoin de repos.  Mais JB m'a dit que Vale allait pleurer pour du vrai si je l'abandonnais ce soir... Allez, ok, je vais faire ce petit effort : on fait un tour chez Ikea, on se mange un bout sur place, et à 21h je suis à la maison.
Je suis passée dire un truc à Maté avant qu'il quitte le boulot.  Il a fait une drôle de tête quand j'allais sortir, mais il a dit "non, rien".  Bon ben... rien, alors ! Bonne soirée !
JE N'AI RIEN VU VENIR !

Resto au "SchieveLavabo" de Woluwé.  Je connaissais de nom, mais je n'y avais jamais mis les pieds.  Carte et ambiance genre "Loup Voyant" ou "Globe", pour ceux à qui cette comparaison parle.  J'adore ! Cadeau "bon pour" un week-end tous ensemble à Paris en mai, et dessert avec un feu de Bengale.  Une super chouette soirée de plus !

Ah... Au fait... Vale n'avait pas du tout cassé sa lampe...

10:46 Écrit par Spencywin dans Veni, Vidi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook |

20.03.2011

19 mars 2011

Voilà, ça y est : depuis hier, c'est le premier jour du reste de ma vie.

Que je vous explique.  Le 19 mars, c'est mon anniversaire.  Ca n'a rien de spécial en soi, puisque tout le monde a son anniversaire une fois par an.
Sauf que moi, il y a quelques mois, j'ai décidé que ce 19 mars 2011 marquerait un tournant dans mon existence.  Un matin je me suis levée en ayant en tête cette grande décision.

Depuis environ 25 ans, par choix, j'ai tout sacrifié à mon mari, mon couple et mes enfants.  Je ne me suis pas vraiment posé la question.  Je ne me suis plus préoccupée de moi, je n'ai plus vécu que pour eux et par eux.  Conséquences : prise de poids, perte des amis, absence de sorties, etc.  Petit train-train de vie, sans beaucoup de saveurs.  D'un banal affligeant.  Calme plat.  Entendons-nous : je suis heureuse, et je me réjouis de l'être.  J'ai un toit, j'ai à manger, j'aime mon boulot, et j'ai de supers chouettes enfants. 
Mon mari est maintenant mon ex (devenu mon ami, sans arrière-pensée), les enfants seront bientôt partis de la maison, et moi je suis là comme une cloche, seule avec mes chats et mes fesses sur la chaise devant le PC.

Les gens sont toujours très étonnés quand je dis que je ne connais personne en dehors de ma famille et de mes collègues.  C'est pourtant la triste vérité.  On me conseille généralement de sortir pour rencontrer du monde, me faire des amis.  Certes, certes.  Vous croyez que c'est marrant, tentant et surtout facile de sortir seule juste pour faire des rencontres ?
Lors des (rares) soirées auxquelles je participe (après m'être fait violence en me disant que ça me fera du bien de sortir), je me fais toujours l'effet d'être soit la vieille copine qu'on trimballe pour lui faire un peu prendre l'air et la dépoussiérer, soit la grand-mère qui s'amuse, assise sur sa chaise, à regarder les autres danser au mariage de ses petits-enfants.

Et donc, il y a quelques semaines, j'ai eu cette illumination (conséquence d'années de réflexion - je réagis vite mais il me faut le temps) : le 19 mars 2011 va être une renaissance.  Je vais fêter mon anniversaire comme il se doit, puis je vais me reprendre en mains : perdre du poids, faire du sport, rencontrer des gens, sortir pour du vrai,... V-I-V-R-E !

Depuis la prise de cette décision, des choses ont déjà bougé. 
Grâce à un certain Eric cyber-rencontré il n'y a pas longtemps, j'ai fait la cyber-connaissance d'une certaine Morgane.  Eric ne sait sans doute pas qu'il est à l'origine de ma rencontre avec Morgane, et Morgane ignore sans doute à quel point c'est important pour moi que sa route ait croisé la mienne.  Et sans aucun doute les deux ignorent qu'ils sont probablement à l'origine des premiers pas de l'impulsion.

Alerte ! Mon poids aussi a bougé.  A la hausse.  Je me suis nourrie n'importe comment à cause de quelques tracas au boulot, et sans scrupules (tant pis si ça fait des kilos en plus à perdre), sachant que j'avais ce 19 mars qui arrivait.

Ah ben oui, à propos de boulot : je me suis inscrite à la salle de sport (du boulot).  Je dois d'abord aller voir le médecin, parce qu'ils ne veulent pas de moi sans certificat médical (je les comprends : je ne voudrais pas de moi sans avis médical non plus).

Puis il y a quelques semaines j'ai posté sur Facebook que je voulais une fête pour mon anniversaire.  Un truc où j'allais m'amuser. 
Une de mes nièces a réagi en m'invitant à un Quizz musical au bénéfice d'une oeuvre.  Depuis lors, moi qui avais plutôt tendance à soigneusement masquer mon jour de naissance, je n'ai pas cessé d'en faire la pub.  Je sais que quelques collègues préparent quelque chose, et je suis allée à cette soirée.

Hier soir, ma nièce m'attendait avec un très beau cadeau.  Pas un machin qui lui a coûté un pont acheté dans une boutique Pôdèfess.  Un cadeau qui vient du coeur, et qui me touche beaucoup pour ce qu'il représente de notre relation.
Ensuite il y a eu ce très chouette Quizz (6° sur 50 ! Vive notre équipe !).  Je n'ai pas regardé les calories : 4 ou 5 Cocas, de délicieuses pâtes, un énorme morceau de tarte, et des chocolats (Galler était dans les sponsors).  Quelques bricoles gagnées à la Loterie, aussi.  Un agenda (je fonctionne depuis le 1° janvier avec des post-it que j'égare allègrement), une clé USB, des chocolats (hum hum), des entrées pour des activités, etc.

Ce matin, j'ai pris mon courage à deux mains pour me lever à 9h.  Parce qu'à 9h, il y avait une émission spéciale Queen sur Classic 21.  Marc Isaye (pour les incultes, Marc Isaye est le patron de Classic 21, le batteur de Machiavel, mais aussi le présentateur de l'émission) a même cité mon commentaire sur l'antenne ! Je n'en revenais pas ! Et puis il y avait un concours pour remporter un coffret de CD de Queen.  Et vous savez quoi ? Je l'ai gagné ! Je n'en suis pas encore remise.  Merci Classic 21, merci Marc, merci Laurent (autre animateur de l'émission).

Pour marquer encore plus ce changement, j'ai aussi changé la photo de mon profil sur Facebook.  J'ai mis une souris réalisée en Fimo par ma soeur.  J'adore cette souris.  Et j'adore ma soeur.  C'est en hommage à Elle (qui mérite bien une majuscule), à ses dons, à sa participation active à mon cheminement, à sa présence, à son amour.  Je me reconnais dans cette souris, avec son air espiègle, son gros bidou et ses citrouilles.

Je pense bien sûr aussi à Maman, et puis à Papa qui est là-haut.  Sans eux, je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui.  Sans eux, je n'existerais pas, je n'aurais pas fait cette démarche, et je ne pourrais pas aujourd'hui célébrer ce 19 mars si particulier.  Maman, je t'aime si fort !

Ce message est vachement long, mais ce premier jour du reste de ma vie en vaut la peine.  Parce que JE le vaux bien.  Et c'est grâce à VOUS tous que je l'ai enfin percuté.

17:55 Écrit par Spencywin dans Veni, Vidi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |  Facebook |

06.02.2011

C'est le printemps ! (bis)

Il y a un an, presque jour pour jour, je vous parlais déjà du printemps.  Comme je suis têtue et que je radote sur les sujets qui me tiennent à coeur, je m'y remets, avec à peu près le même discours.

J'ai un million de choses à faire, et la journée me suffira tout juste à en faire un bon millier.  Rien que des trucs chiants.  Un coup d'oeil dehors.  Il fait moche.  La journée s'annonce grise et venteuse, ce qui ne va pas nous permettre de profiter des températures relativement douces pour la saison.  L'herbe toute triste ne s'est pas encore relevée du poids de la neige de décembre, les cadavres des ostéospermums morts aux premières gelées pendouillent lamentablement, les arbres sont dépourvus de feuilles ou même de bourgeons, la terrasse réclame un gros entretien, la haie rêve d'une coupe au carré.  Les rares passants sont emmitouflés dans de gros manteaux étanches et prient pour que leur parapluie tienne encore un pas, deux pas, trois pas.

Je me suis levée à 8h30.  Il y a un mois, à cette heure-là, il faisait encore noir.  Il fait maintenant assez clair malgré le ciel plombé pour que je ne doive pas allumer la lampe pour m'extirper de mon lit (*). 
Joyeux constat : le soleil s'est levé avant moi.  Les oiseaux aussi, qui chantent déjà depuis un bon moment.

Bientôt les souris vont reprendre leurs périlleux voyages.  Les chats vont sûrement en profiter... puisqu'ils mènent leur vie de chat, et les souris leur vie de souris.

Bientôt les gros pulls et les bottines iront vers leur hivernage, les jardins embaumeront la saucisse crâmée et la pelouse tondue.

Bientôt un peu partout résonneront les cris des parents qui hurlent à leurs enfants de faire moins de bruit.

Bientôt les coups de soleil fleuriront, les petits tops sexys et les t-shirts empliront la buanderie, les "cessdetplaindr" répondront aux "jétrocho".

Bientôt je passerai au-delà de ma peur des autres usagers pour oser enfourcher une moto.  Tiens, je me demande si c'est tous les ans, la balade de Classic 21...

Bientôt j'aurai retrouvé assez de forme physique que pour enfourcher mon vélo et aller me promener au lieu de rester stupidement enfermée.

 

Aujourd'hui, mon premier petit bonheur, c'est la perspective du printemps qui pointe son nez encore tout rougi du froid de l'hiver.  Je l'attends avec beaucoup plus d'impatience que tous les précédents.  Le premier printemps du reste de ma vie.

 

(*) Mon lit est en mezzanine.  J'ai intérêt à voir ce que je fais si je ne veux pas m'écraser lamentablement quand j'en sors.

09:42 Écrit par Spencywin dans Veni, Vidi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

23.01.2011

RRACRAA

Encore une réponse à ce fameux blog que je me suis mise à fréquenter.  Le sujet est ici.

RRACRAA... On dirait un titre de Gotlib. 

Je suis régulièrement cataloguée "révoltée - révolutionnaire - anti-conformiste - réfractaire à l'autorité", comme si c'était ma religion. 
RRACRAA.  Etiquette collée sur mon front.  Et voilà, hop ! Y a plus qu'à vivre avec.  Attrape celle-là et mets-là en peinture.  Rentre dans le rang, et puis tagôl.

Je suis révoltée contre ce qui me révolte.  Et si ça me révolte, je le dis. 

Je suis révolutionnaire en ce sens que je n'adhère pas à des idées sous prétexte qu'elles sont celles de la majorité, mais parce que j'y crois.  Il se fait que souvent j'ai des idées différentes.  Je ne suis pas fermée à d'autres points de vue pour autant.

Je suis anti-conformiste parce que je ne suis pas de la bande à Panurge.  Le genre à sauter dans la rivière parce que tout le monde y va, ce n'est pas moi.  Allez-y déjà, je surveille le barbecue.  Ou je vous regarde vous noyer.  C'est selon.  Vous voulez une bouée ? Parce qu'en plus j'ai peur de l'eau et je nage très mal (*).  Plongez sans moi.

Je suis réfractaire à l'autorité si j'estime que l'autorité se trompe ou si elle va à l'encontre de mes principes.  Milgram peut toujours essayer de me baratiner, de m'embobiner, je lui tire la langue, je lui fais un pied de nez, puis je me barre.  Tu ne tueras point.  Sauf les araignées qui se promènent dans ton salon.  Mais je suis la première à dire qu'il faut une autorité.  Une autorité valable et compétente.  Un guide pourvu d'intelligence et de bon sens. 

Si le guide veut m'envoyer dans le mur, il pourra toujours se brosser.  Et je le dirai.  Parce que je serai révoltée, que je ne me conformerai pas à des décisions insensées, et qu'alors je serai prête à faire la révolution.

 

 

 

(*) authentique.  Je n'ai obtenu mon brevet 25 mètres qu'au péril de ma vie, quand tous mes compagnons étaient déjà secs et rhabillés.  Les brevets suivants, j'ai zappé.

13:53 Écrit par Spencywin dans Veni, Vidi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21.01.2011

The show must go on

Je suis inconditionnellement une immense fan de Queen. 

La lecture d'un sujet sur un blog que je fréquente beaucoup m'a donné envie de partager ceci, publié à peu près à l'identique sur l'autre.

Queen je suis tombée dedans quand j'étais petite.  J'ai assisté aux 7 derniers concerts à Bruxelles.  Je garde un souvenir indescriptible de chacun, mais je reste marquée par le tout dernier.
 
Troisième chanson... "Lap of the Gods" (une de mes chansons préférées, qui dit en résumé : "je vis ma vie pour toi - je touche tes lèvres avec les miennes - et à la fin je laisse ça sur les genoux des dieux"). 
Directement, les larmes me montent aux yeux.  Pourquoi cette chanson ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi je sais que le choix de cette chanson n'est pas innocent ? Pourquoi j'ai tout à coup ce pressentiment que je ne les verrai plus jamais en concert ?
Tout à la fin du concert, sans doute juste avant "We are the Champions", Freddie s'adresse au public.  Je ne sais plus ce qu'il a dit exactement, mais je l'ai vécu comme une espèce d'adieu qui ne disait pas son nom.  Et il riait, lui, le bougre ! 
J'ai su que mon intuition était la bonne : il se passait quelque chose de grave, c'était la dernière tournée, mon dernier concert de Queen, la dernière fois.  La toute dernière fois.

Quelque part en 1991... Innuendo.  Dernier album.  Album-testament.  Je sais que c'est le dernier (*). 

24 novembre 1991.  Je suis au volant, en route pour le boulot.  J'écoute les infos de 8 heures.  Je m'effondre.  Je dois m'arrêter sur le côté de la route.  Impossible de continuer à conduire. 
Freddie est mort.  Freddie est mort.  Freddie est mort. 
J'ai un petit bonhomme de 20 mois, je suis enceinte de jumelles, mon frère a un cancer, et Freddie est mort. 

 

"The show must go on".

 

(*) On vous dira que ce n'est pas le dernier.  Il y a eu ensuite "Made in Heaven", album posthume, et aussi des greatest hits, des compilations, et diverses autres sorties.  Je suis une puriste : le vrai dernier album de Queen, c'est Innuendo.

 

16.01.2011

Petit dictionnaire à l'usage des parents de (grands) ados

Ces petites phrases que nos (grands) ados utilisent de façon standardisée, et qui ont la même signification dans toutes les familles.  Morceaux choisis.

  • Il a tourné, le lave-vaisselle ?
    Je l'vois bien qu'il a tourné, la loupiote est allumée.  Mais si je fais l'andouille, je n'ai plus qu'une chance sur 4 que Maman dise "oui, et tu peux même le vider".  Accessoirement, ça m'ouvre une possibilité innocente de laisser mon assiette au milieu du plan de travail sans autre forme de procès.
  • Tu as déjà commencé la lessive ?
    Je sais bien que non, puisqu'on est dimanche après-midi et que personne n'a descendu son linge à la buanderie malgré la règle du samedi matin que Maman n'a plus envie de rappeler après 15 ans de répétitions hebdomadaires.  Seulement j'ai oublié d'apporter mon super petit top rouge, et ce serait bien si au moins ça, c'était lavé.  Juste ce petit top rouge. 
  • Tu vas faire des courses, ce soir ?
    Normalement non.  Le frigo est plein, l'étagère à crasses aussi.  Mais j'ai vraiment tellement absolument envie besoin de ce nouveau shampoing et je n'ai pas du tout le courage de faire les 300 mètres qui séparent la maison de la moyenne surface du coin.
  • Tu vas faire des courses, ce soir ? (bis)
    J'ai oublié de te demander d'acheter (différentes variantes possibles), que je dois absolument avoir pour demain à l'école.
  • Qu'est-ce qu'on soupe ?
    (à dire impérativement avant d'avoir dit bonjour à Maman qui rentre tard du boulot)
    Qu'est-ce que tu as encore prévu d'infâme (= autre chose que des pâtes) que je vais être obligée de ne pas avoir faim alors que je crève la dalle grave ?
  • Qu'est-ce qu'on soupe ? (bis)
    (à dire impérativement avant d'avoir dit bonjour à Maman qui rentre tard du boulot)
    T'as pas envie d'aller nous chercher un Quick ?
  • Il faut nettoyer la cage des lapins, ce week-end ?
    Bien sûr que je sais que je dois faire ça tous les week-end ! M'enfin Maman, tu me prends pour une cloche ? Mais peut-être que tu vas trouver qu'exceptionnellement parce que j'ai la gueule de bois et que je me suis levé(e) hyper méga tard tu vas m'exempter ?
  • Y a quoi à la télé c'soir ?
    Y a un truc vraiment débile que j'adore mais je suppose que toi, Maman, tu as envie de regarder un autre truc vraiment chiant sur Arte ?
  • T'aurais pas vu ma carte de banque ?
    En réalité, si tu pouvais aussi avoir vu ma carte d'identité, mon abonnement de train, ma carte de réduction Famille Nombreuse, tous mes souvenirs importants, mon MP3 et mon GSM, ce serait top.  Je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où j'ai égaré mon sac (version femelle : à main - version mâle : à dos), sans doute quelque part en guindaille.
  • Tu pourrais me prêter 5 euros ?
    Ben oui, j'ai déjà dépensé tout mon argent de poche ! Ben oui, je sais bien qu'on n'est que le 5 du mois ! Et en fait j'ai besoin de bien plus que 5 euros, et comme je connais ta générosité légendaire, je compte sur au moins 10.  Pour tenir jusqu'au 12.  Quand je te demanderai à nouveau 5 euros.
  • Tu veux un coup de main ?
    Je prends mon air le plus innocent imaginable pour proposer à Maman un coup de main juste quand elle a terminé.  Je fais ainsi preuve de bonne volonté et de sollicitude.  Moi j'aime ma Maman.

Nous avons aussi la catégorie : attitudes à avoir absolument.  Morceaux choisis.

  • Jeter très vite un truc dans la poubelle, sans se retourner, quitte à ce que le déchet tombe à côté.
    Evidemment que je sais que la poubelle est archi-méga-pleine ! Mais j'ai vraiment trop la flemme pour la changer.
  • Laisser du bazar à la salle de bains.
    Je te juuuuuuure que j'avais vraiment l'intention de retourner à la salle de bains pour la ranger "après".  Mais j'ai oublié.
  • Laisser du bazar au salon.
    Je te juuuuuuure que j'avais vraiment l'intention de ranger avant que tu rentres.  Mais j'ai oublié.
  • Laisser traîner un truc dans les escaliers (ce qui dans toutes les maisons du monde signifie : "à ranger directement dans votre chambre, ça n'a rien à faire au salon")
    Ah mais j'avais pas vu.  Je l'ai contourné 118 fois, je me suis pris les pieds dedans 47 fois, je l'ai d'ailleurs consciencieusement redéposé sur la marche à chaque fois, je sais bien que c'est à moi, d'ailleurs j'en avais besoin et je me demandais où c'était passé.  Mais j'ai pas vu.

J'arrête ici.  J'ai encore plein d'inspiration, j'y reviendrai peut-être un autre jour.  Mais ce message commence vraiment à être long.
Et il y a le petit top rouge qui attend son tour de machine à laver.